Les formations biqualifiantes

Publication : 13 décembre 2021
Plusieurs lycées proposent aux élèves de suivre une préparation aux diplômes des sports de montagne dans le cadre de leur bac ou de leur BTS. Ces cursus, aménagés et sélectifs, permettent de se construire un parcours professionnel en lien avec sa passion.
Les formations biqualifiantes
© Caroline Courteville/Lycee des metiers de la montagne Saint-Michel de Maurienne
Le principe des biqualications : préparer de front le bac et un diplôme des métiers sportifs de la montagne. Forte motivation exigée.

Deux formations pour préparer deux activités

Autour d'une dizaine d'établissements proposent des biqualifications permettant de se préparer aux diplômes d’État de la montagne tout en poursuivant son cursus au lycée.

Ces formations sont le plus souvent proposées dans le cadre d'un bac général, d'un bac technologique (notamment STAV ou STMG) ou de certains bacs professionnels (aménagements paysagers, métiers de l’électricité et des environnements connectés, aménagements finition, etc.). Plus rarement, elles sont associées à un BTS.

Selon les cas, ces cursus permettent de s'entraîner aux tests à l'entrée des formations aux brevets et diplômes d’État du sport (par exemple, DE de ski, DE escalade, DE accompagnateur en moyenne montagne, DE guide de haute montagne, brevet national de pisteur secouriste, etc.), ou de valider une partie ou la totalité de ces formations.

L'objectif est de pouvoir à terme exercer plusieurs activités et ainsi s'adapter au travail saisonnier en zone de montagne. De quoi devenir par exemple moniteur de ski en hiver et constructeur bois le reste de l'année. C'est aussi un bon moyen d'anticiper une éventuelle reconversion, fréquente dans le cas de certains métiers sportifs qui sollicitent fortement le corps.

Sélection : motivation et endurance

L’admission en biqualification se fait sur :

  • tests sportifs pendant 1 ou 2 jours (tests techniques et d'aptitudes physiques). Il faut présenter une bonne condition physique et avoir une expérience dans l'activité sportives visée (escalade, ski de fond, kayak, etc.) ;
  • dossier scolaire. Sont observées les notes, mais aussi les appréciations attestant du sérieux et de l'autonomie du candidat ;
  • entretien de motivation. Il faut être prêt à s'investir fortement pour mener de front le cursus scolaire et le cursus sportif.

 

Il est parfois possible d'intégrer le cursus en 2e année, selon la formation et sous réserve de places disponibles.

Se renseigner auprès des établissements pour connaître le détails des admissions et les dates des tests de sélection. Une réunion d'information obligatoire est également prévue.

Les effectifs dans ces formations sont souvent réduits (entre quelques élèves et une quarantaine) et les candidats plus nombreux que les places disponibles.

En matière de coûts, il faut souvent prévoir une participation aux frais d'encadrement, le matériel sportif personnel, la cotisation à l'association sportive et des frais liés à la pratique du sport choisi (par exemple, le forfait de remontées mécaniques dans le cas du ski).

Des enseignements pro, une scolarité aménagée

Les biqualifications ne sont pas des sections sportives scolaires, dédiées à la compétition. L'objectif est de commencer à se former à un futur métier de la montagne. À côté du perfectionnement technique, les élèves s’entraînent notamment à la pédagogie et à la sécurité, et approfondissent leur connaissance du milieu montagnard. Ils effectuent des stages en lien avec leur spécialité mais aussi avec le sport.

Les cours ont lieu en lycée et la formation sportive dans des établissements de formation dédiés, comme les Creps et les écoles de ski et d’alpinisme.

La scolarité comprend parfois une année supplémentaire pour permettre une pratique sportive concentrée sur certaines périodes (par exemple, en hiver dans le cas du ski). Ainsi, plusieurs établissements étalent le bac sur 4 ans : 1 année pour la 2de et 3 ans pour le cycle 1re et terminale.