Sport de haut niveau

Les aménagements de cursus

Publication : 10 juin 2021
Combiner sport de haut niveau et études, c'est possible et même souhaitable. Pour cela, qu'ils soient lycéens ou étudiants, les sportifs de haut niveau bénéficient d'une scolarité aménagée. Les lycées, écoles et universités innovent pour favoriser leur réussite. Explications.
© fizkes/iStock/Getty Images
Pour concilier parcours sportif et études, des aménagements de cursus sont proposés par de nombreux établissements, du lycée à l'université.

Pour sportifs de haut ou bon niveau

Les aménagements de cursus s’adressent aux sportifs inscrits sur les listes ministérielles (haut niveau ou Espoirs), membres d’une section sportive, ou appartenant à un centre d’entraînement du projet de performance fédéral ou à un centre de formation d’un club professionnel.

Par ailleurs, les sportifs, qui sans être reconnus par le ministère, présentent un solide palmarès dans leur spécialité et des contraintes d’entraînement peuvent également bénéficier d’aménagements dans certaines formations. Pour cela, ces sportifs dits "de bon niveau" ou SBN doivent fournir une lettre de motivation qui fait le lien entre projet sportif et formation, et présenter leurs meilleures performances sportives réalisées sur les 2 dernières années, avec avis du CTS (conseiller technique sportif).

À noter : pour évaluer la motivation d'un sportif à intégrer un cursus en horaires aménagés et son niveau technique, un entretien oral peut être demandé.

Des athlètes bien encadrés

C’est l’enseignant d'EPS au lycée et le responsable des SHN (sportifs de haut niveau), chargé de mission ou coordinateur haut niveau dans le supérieur qui coordonnent les activités pédagogiques et sportives. C'est auprès d'eux qu'il faut se faire connaître lors de l'inscription administrative au secrétariat pédagogique, muni de l'attestation SHN et du calendrier des entraînements et compétitions à venir.

Par ailleurs, la plupart des entraîneurs des pôles se concertent régulièrement avec les professeurs pour rendre les doubles parcours compatibles et faire attention aux signes de décrochage, notamment lorsque les jeunes athlètes passent aux études supérieures.

Secondaire ou supérieur : de nombreux aménagements

Dans le secondaire, le Code de l’éducation prévoit des aménagements de scolarité pour les jeunes athlètes. Parmi eux :

  • annualisation du temps d’enseignement par discipline ;
  • étalement du cursus scolaire ;
  • enseignement à distance ;
  • déplacement des dates d’examens ; 
  • place prioritaire pour l'internat ; 
  • bénéfice de la conservation des notes obtenues au bac.

 

Universités et grandes écoles adaptent elles aussi leurs cursus. Les aménagements font l'objet de conventions signées avec les structures d'entraînement. On y trouve :

  • statut semblable à celui des étudiants salariés ;
  • priorité dans le choix des groupes de travaux pratiques et de travaux dirigés ;
  • dispense d'assiduité ;
  • annualisation du temps d’enseignement par discipline ;
  • choix de l'examen en contrôle continu ou en épreuve finale ;
  • conservation des UE (unités d'enseignement) acquises en cas de changement d’académie ;
  • licence étalée sur 4 à 6 ans ;
  • désignation d’un correspondant chargé du suivi des sportifs dans chaque établissement.

 

En fonction des installations des établissements, les sportifs ont par ailleurs accès aux salles de musculation et pistes d’athlétisme pour la préparation physique. Du tutorat, des cours de rattrapage et de l'enseignement à distance peuvent leur être proposés.

Lorsqu'ils évoluent dans les centres de formation d'apprentis Université et Sport, les étudiants alternent 2 ou 3 jours en entreprise et 2 ou 3 jours en cours. Sur place, pour gagner du temps, ils bénéficient d'une préparation physique complémentaire à l'entraînement en club.

Retrouvez le guide sur les aménagements et les contacts pour les sportifs de haut niveau dans les universités réalisé par le GDNS (Groupement national des directeurs de Suaps - service universitaire des activités physiques et sportives).

Des droits et des devoirs

En plus des aménagements de cursus, les sportifs bénéficient d’un accompagnement médical et paramédical gratuit au sein du centre de santé, d’un suivi diététique pris en charge, de facilités d'hébergement dans les résidences étudiantes ou d'aides pour faciliter l'hébergement. En revanche, les aides financières directes des régions à leurs futurs champions locaux sont plutôt rares.

De leur côté, les sportifs de haut niveau s’engagent à fournir des résultats sportifs et scolaires. À l’université et dans les grandes écoles, ils sont incités à participer aux compétitions dans leur discipline sportive afin de représenter leur campus au plus haut niveau. Ils doivent aussi se rendre disponibles pour intervenir lors de manifestations mettant en valeur leur établissement (démonstration, conférence, etc.). Certaines universités accordent jusqu'à 0,4 points en plus sur la moyenne générale du semestre aux sportifs qui respectent ces engagements.

Un conseil : prévenir le responsable pédagogique si la révision du contrat de scolarité s'avère nécessaire, en cas de modification de la charge d'entraînement, de stages imprévus, de qualification à des compétitions ou de blessures, par exemple.

Un filtre "sportifs de haut niveau" sur Parcoursup

Sur Parcoursup, pour savoir quelles formations facilitent le double parcours sport et études, il faut cocher dans la rubrique "Aménagements" le filtre "Formations avec aménagements pour sportifs haut niveau". Une fois dans la fiche de la formation, la rubrique "Aménagements pour les publics ayant un profil particulier" renvoie sur le site de l'établissement afin d'obtenir le détail des aménagements et des procédures, et les contacts.

Voir le site de Parcoursup.