Sport de haut niveau et handicap

Publication : 10 juin 2021

Physique ou mental, le handicap n'est pas un frein à la performance sportive de haut niveau. Près d’une centaine d’athlètes en parasport figurent sur la liste ministérielle de haut niveau et une quarantaine sur celle des Espoirs et collectifs nationaux, selon la Fédération française du sport adapté. Les explications.
© Luc Percival / Fédération française handisport
Les sportifs de haut niveau en situation de handicap doivent obtenir une classification afin de rendre les compétitions "équitables".

Deux fédérations dédiées

La FFH (Fédération française handisport) représente des personnes handicapées moteurs, visuelles et auditives. Elle propose 30 sports différents, de l’athlétisme au volley pour les sourds, en passant par la randonnée ou le rugby fauteuil. Elle compte 35 000 licenciés et 300 associations affiliées.

La FFSA (Fédération française du sport adapté) s’adresse à toutes les personnes touchées par un handicap mental ou psychique. Elle chapeaute 86 disciplines sportives et recense 61 000 licenciés, à travers 1 300 associations réparties sur tout le territoire.

FFH et FFSA soutiennent le sport de haut niveau qui, lui aussi, répond à un projet de performance fédéral, avec son programme d'accession et d'excellence. Les athlètes s'entraînent également dans des structures dédiées. Pour le pôle France par exemple, on compte le centre fédéral/Creps Bordeaux Aquitaine (athlétisme, basket fauteuil, natation), l'Insep Paris (accueils individuels de SHN) et Nouméa (athlétisme).

Huit disciplines en parasport reconnues haut niveau

Le ministère chargé des Sports reconnaît huit disciplines de haut niveau en parasport (en handisport et en sport adapté) : l’athlétisme, le basket-ball, le cyclisme, le football, la natation, le tennis de table, le ski alpin et le ski nordique.

Les Jeux paralympiques comprennent eux 23 sports, avec une majorité d'athlètes français qui concourent en athlétisme, basket fauteuil, football (sourd et fauteuil), natation et tennis de table. 38 champions ont été sélectionnés pour Tokyo 2021.

D'autres compétitions s'organisent à l'échelle régionale, nationale et européenne, sous forme de challenge ou de championnat.

Obtenir une classification pour concourir

Comme les autres athlètes, les sportifs de haut niveau en situation de handicap doivent figurer sur la liste ministérielle pour concourir, mais ils doivent obtenir en plus une classification. Celle-ci est définie pour chaque sport, par une équipe technique et médicale qui évalue l'origine du handicap, son degré et la capacité compétitive du candidat. Objectif : catégoriser les sportifs, à l'image des critères d'âge et de poids, pour rendre les compétitions "équitables".

Des aides complémentaires

Outre les aides personnalisées et les aides à la performance, le sportif de haut niveau handisport peut obtenir des aides à l’équipement. Si son association sportive est affiliée à la FFH, il peut en effet espérer des aides financières pour l'achat de matériel de sport spécifique (fauteuil de sport, vélo, tandem) et d'accessoires techniques d’adaptation (rampes, potences, sangles). Certaines régions, via leur comité handisport, aident aussi les clubs sportifs à acquérir des équipements adaptés, en versant des subventions.

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